Second pèlerinage pour quelques personnes de la STMW :

  Le Grand Prix de France au Mans.

 

            Nous sommes que 3 personnes à faire le déplacement cette année, et par des chemins différents :

            Moi-même, parti le vendredi, mais direction Orléans, afin de rejoindre notre délocalisé de la STMW,

            Cédric, parti le samedi matin, direction le Mans, 

            Et enfin, notre Orléanais d’adoption, qui prend le chemin du Mans en ma compagniele samedi matin.

            Direction l’A1, la route en solo, ce n'est pas terrible, mais on trouve toujours un groupe pour rouler à plusieurs (sauf les Anglais qui préfèrent rester entre eux sur la route. Ah ! ces rosbifs)

            Le lendemain départ de Verrines, commune de Boully en Gâtinais, dans le Loiret, forcement tout le monde connaît cette mégapole de 50 habitants (donc je vous laisse chercher sur une carte, un conseil, pensez à prendre la bonne échelle, sinon…). On empreinte ces longues lignes droites vers Chateaudun, un record, 18 km pour 3 virages, pas d’intersection, que des champs de droite et de gauche, visibilité totale et… limitation à 90 km/h, alors c’est ennuyeux mais ennuyeux...

Puis enfin, de la route agréable, vallonnée, sinueuse, traversant quelques bois et surtout plus de champs de céréales.

            Un seul petit problème de sangles qui pend, mais tous les ans, Dominique nous fait le coup. Il n’attache jamais les extrémités, donc, après quelques kilomètres, ça pendouille, il doit bien aimer avoir le « bout qui pend »

            Bref, arrivé au Mans, Cédric nous attend à l’entrée du camping bleu, on entre, et sans problème, nous trouvons un bon emplacement à coté des commodités et sur de la pelouse. Il y avait assez de place pour mettre 5 tentes, pourtant, nous étions le samedi à 11heures, ça change des 24h du mois dernier et des gens qui se réservent de grand emplacement !!! (peu de place et sur des cailloux en arrivant 1 jour avant).

            On s’installe et on prévient nos moitiés de notre arrivée avant d’attaquer l’apéro (le contraire aurait mal été vu par nos femmes...) Après le pastis (pastis sur camping bleu, pastis délicieux), un barbecue et hop, sur le circuit, pour les essais, une Yam en pôle ! Et pas celle de Rossi ! étonnant! Bien entendu, j’ai  droit à un petit SMS de Gilles (lui, il « conduit » une R1), puis lèche vitrine au village et sa multitude de magasins (on ressemble à nos épouses dans un centre commercial), enfin, le show mécanique AC Farias nous fait une démonstration d’équilibriste à tomber par terre (nous, pas lui) mais je trouve que ce show est moins bien que l’an dernier, 2 cascadeurs pour 70 000 personnes payant au minimum 59€ par tête, c’est un peu mesquin !

            Retour au campement pour une bonne soirée entre copains, apéro, repas, foutage de gueule en tout genre, alcool, drogue et gonzesses à volonté…. (je déconne, nous n’avons pas pris l’apéro)

            Après une nuit courte (le Mans, c’est toujours bruyant), un réveil tranquille, puisque cette année, on se la joue classe, en tribune, avec places numérotées. Pas besoin de se lever à l’aube pour espérer une place assise. D’habitude, passé 6h30, toutes les tribunes gratuites sont déjà occupées pour un début du warm-up à 9h, alors soit on se lève tôt, soit on dort dans la tribune sinon, c’est la journée debout le long du grillage.

            Mais pas cette fois, notre place nous attend, sauf que la pluie a commencé à tomber de plus en plus fort, et à 98€ le siége, nous n'avons pas de toit ! Assis oui, mais trempés !

            Mais bon, 2 Français en tête, incroyable, malheureusement, ça ne dure pas, déception dans la tribune. Rossi en grande difficulté et Suzuki qui domine les débats, intouchable Vermeulen  sous le déluge en pneu plui. Bien entendu, j’envoie un SMS à Gilles (moi, je « pilote » une GSXR) et pourtant un regret, pas de photo de la Suzuki victorieuse, car si moi, je n’ai plus d’appareil photo (cf. : compte rendu 24 h du Mans) les piles étaient chargées !

            Avoir un appareil avec la batterie à plat au meilleur moment, ça ne sert à rien, autant le perdre sur l’autoroute, n’est ce pas Dominique !!!

            Il est l’heure de remballer et de charger les motos, sous une pluie battante. Cédric accepte l’invitation de Dominique, on rentre tous dans le Loiret. Ah! une bonne douche, un toilette indépendant, et une nuit dans un lit.

            Le lendemain vers 9h, Cédric et moi rentrons dans le Nord, mais 15 km plus loin au premier rond point la moto bouge. 

Tiens !!! Je me suis raté dans le virage, ça arrive. Second rond point, pareil ! Je m’arrête et m’aperçois que je suis crevé à l’arrière. Une bombe anti-crevaison n'y fait rien. Le trou est trop important et en V, donc les mèches ne seront pas d’un grand secours. Nous nous dirigons vers Pithiviers, sous préfecture du Loiret, seconde plus grande ville après Orléans, et pourtant après renseignements, pas de magasin de moto, ni de garage. Je vois un Speedy, je lui demande s’il répare les pneus de motos. Réponse négative et accueil pas vraiment agréable, je refais la pression, et en cadeau, je lui laisse une montagne de mousse anti-crevaison qui s’échappe de mon pneu (être souriant, c’est commerçant en principe). Direction Euromaster, lui très sympa, il veut bien réparer ma roue mais il n’a pas le droit de la démonter (une histoire de responsabilité car il faut être mécanicien pour être couvert, en cas de problème.) Dominique nous a rejoint avec un lève moto et le gars nous prête les outils. 15 minutes plus tardla roue est réparée et je la remonte. Ouf ! nous voilà sortis d’affaire pour 13€. A savoir, si le pneu était mort, soit il faut aller sur Orléans à 50 km (à plat c’est loin d’être facile), soit attendre 2 à 3 jours qu’Euromaster le commande et qu’il soit livré et bien entendu, tu démontes toi-même ta roue. Mais bon, c’est le seule de la ville à proposer ce service. Pithiviers serait-il le Marly-Gomont du Loiret ? A croire…

            Et nous voici enfin dans notre Nord natal où nous pourrons raconter toutes nos aventures aux copains, restés devant leur télé !!!

GSXRment vôtre, Laurent