Le Mans 2007

                                       

 

Comme chaque année, et depuis longtemps pour certains, la STMW part faire son pèlerinage, certains vont en cure ou à Lourdes, nous, c’est au Mans.

 

Vendredi 20 avril, rendez-vous, de bonne heure, chez l’un des membres de l’association, beaucoup trop tôt pour certains (tiens ! il me semble que ce sont les mêmes qui y vont depuis des années, deviendraient-ils vieux ?)

 

Après un café servi par notre hôtesse en petite tenue…. pyjama, peignoir, chaussettes et pantoufles (vous pensiez à quoi !) un petit pipi pour la route et hop sur les motos. Au fait, on n’a pas eu de croissant avec le café décidément tout se perd.

 

Un convoi de 9 motos et 10 personnes sur la route de l’aventure…

 

            Autoroute A1, nous filons vers Paris à une vitesse respectable (je n’ai pas dit légale). Trois km avant le péage de Senlis, une personne du convoi vient se mettre à ma hauteur pour m’avertir d’un problème avec mon sac. Je regarde de droite et de gauche rien, pas de sangles détachées et le sac est toujours sur la moto, n’étant plus loin de Senlis, on décide de s’arrêter à la sortie du péage et là :

            Mon sac a pris feu, non pas de flammes mais il s’est consumé (vu la vitesse il y avait trop d’air pour avoir des flammes mais sûrement de belles braises), bref un trou d’une vingtaine de centimètres de diamètre.

 

            Apparemment  mon sac a du bouger et glisser légèrement sur le coté, or mon GSXR est équipé d’un pot en position haute donc le sac a proximité de la sortie du pot et avec la chaleur des gaz è pin-pon ! pin-pon ! 

 

            Bon, un sac, c’est pas trop grave, mais quand il y a un trou ça tombe forcement (Put… de gravité) la première poche du sac s’est donc vidée sur l’autoroute.

 

La première chose brillante que le copain a vu tombé, c’est l’appareil photo numérique …de ma femme (aie !!!) 5 millions de pixels qui deviennent 5 millions de morceaux après une chute à grande vitesse sur l’A1…

 

            Puis une bouteille d’eau de 2L congelée (ben quoi, on ne va pas boire du pastis chaud, on n’est pas des sauvages !) mais elle a eu un destin différent de l’appareil photo, car elle a glissé sur l’autoroute au lieu d’exploser, résultat : j’ai failli faire un « stricke » avec les motos qui me suivaient, vous avez déjà évité un block de glace de 2 kg à 1xxx km/h ?

 Moi non ! les copains oui !

 

OUF !!!!  Tout le monde est resté sur ses roues !

 

            Et enfin, dentifrice, gel douche et brosse à dent ont fondu (le plastique, c’est pas fantastique) déversant leurs contenus sous forme de « perte blanche » à l’arrière de ma moto.

 

Ah ! Nous voici au Mans, à notre habitude, direction le rouge, pas celui qui tâche mais le camping, et comme l’année passée, malgré 2 heures d’avance, tout est réservé par des caisseux, mais bon on trouve une place et on s’installe.

Enfin l’heure de l’apéro, et hop, un compagnon de voyage, une vraie connaissance, un copain, un membre de notre association, un ami, que dis-je un frère… me demanda si j’avais de l’eau fraîche… et pourquoi pas prendre une photo pour fêter notre arrivée….

Et ce refrain, je l’ai entendu TOUT LE WEEK-END !!!!

 

Ces hommes, ces traîtres, ces lâches ont bien continué à se foutre de moi quand le soir venu, je me suis aperçu que mon duvet s’était également consumé, un trou par lequel je peux passer mon bras, je ne manquais pas d’aération !

Le pire c’est qu’il a fallu le ramener il faut bien boucher le trou du sac pour éviter de perdre le reste de mes affaires au retour.

 

Samedi midi, un membre de notre association habitant Orléans (notre club a des ramifications dans d’autres régions, Bretagne, Centre et Auvergne) est venu nous rejoindre et il avait son appareil photo en un seul morceau lui ! Je vais donc pouvoir illustrer cet article, elle n’est pas belle la vie !!

 

Enfin, on était là aussi pour la course que SUZUKI remporte avec brio et que la première R1 est seulement 4ème (hi hi hi hi hi, ben quoi je roule en GSXR !) 

 

Par contre, une ambiance de plus en plus jeune dans les campements, nos voisins avait 22 ans. Ils sont arrivés vendredi soir, ils se sont « bourrés la gueule » jusqu’au dimanche après midi….Et dire que ça reprend la route….en voiture.

Tellement bourré qu’un mec de leur groupe voulait aller pisser dans ma tente, hop, par la peau du cul et retour à l’expéditeur, il s’est cassé la figure sur un de ses potes qui dormait à terre et lui a fait dessus. Bilan : 2 personnes mouillées, 0 réaction.

 

Une gentille dame, ivre également, est tombée sur la tente, réaction vive de la personne qui se fait surprendre dans son sommeil. Résultat : une phrase d’anthologie  comme réponse de cette fille à notre ami : « t’as des grosses moustaches, ben tu dois avoir des petites couilles »

Depuis ce jour, on le regarde différemment, et on guette ses …..moustaches !!!

 

Bref, après toutes ces petites aventures, nous voilà déjà à remballer le matériel, et cette fois mon sac sera sanglé de façon ferme : IL NE BOUGERA PAS !!!

 

Et d’ailleurs il n’a pas bougé, je n’ai rien perdu.

 

Un retour comme à son habitude tranquille malgré quelques radars, l’arrivée fut plus délicate…car il fallait expliquer à ma femme la perte de son appareil photo….

 

GSXRment vôtre, Laurent