A peine revenu des 24H que me voilà reparti vers le Mans, mais cette année, je serai seul à faire la route. Je passe donc du coté d’Orléans afin de récupérer Dominique (l’expatrié du Nord) et surtout, passer une nuit dans un vrai lit avant de « camper »

 

Donc direction l’A1, habituellement, je croise toujours des groupes de motos et je fais quelques kilomètres en leurs compagnies. Hé bien là, j’ai bien croisé des groupes mais, apparemment, je ne devais pas leur plaire, pourtant je suis beau, intelligent, bien éduqué, propre sur moi (du moins à l’aller), spirituel, sobre (toujours à l’aller) avec une belle moto (normal, c’est une Suzuki) et plein d’autres qualités que je ne citerais pas afin de réduire la taille de cette prose. Pourtant, je me suis fait jeter, ces personnes (oui oui, je dis bien ces personnes, car pour moi ce ne sont pas des motards) coupent et te font signe de les doubler, bref : « casse toi tu pues, t’es pas de ma bande ! »

Ah, ils peuvent frimer avec leurs plaques qui bougent pour éviter les radars mais ces choses roulent à 120 et sont anti motards. Conclusion : des frimeurs … juste bon à être à la terrasse d’un café.

Arrivé chez Dominique, j’apprends que son beau-fils et quelques amies sont déjà la bas et comme il y a une voiture, ils nous ont réservé une tente (les motos seront moins chargées, mais voulant rester indépendant, on emmène tout le reste)

Samedi 10 heures, histoire de les rejoindre à l’heure de l’apéro (autant en profiter), direction le Mans, route tranquille pas de soucis…. jusqu’à la sortie d’autoroute.

Dans un premier temps, j’entends un bruit de frottement à l’arrière. Mais bon, je vais bientôt m’arrêter. Je suis à 500 m du péage (gratuit ce jour).

Dans un deuxième temps, au péage, je DOIS m’arrêter ! Car le couloir prévu, pour les motos, conduit sur un barrage des forces de l'ordre qui sélectionne suivant la taille de notre immatriculation si on passe ou pas ! Eh bien moi, je ne passe pas !!!

La mienne, elle bouge pas mais elle est trop petite (euh, je parle de la plaque, tout le monde a suivi) après discussion et comme je n’ai pas le plus petit modèle (de plaque, on suit toujours !) Le gentil et agréable représentant de la loi (ben quoi, il ne m’a pas verbalisé) me laisse repartir. Mon voisin n’aura pas cette chance. Mais le bruit que j’avais entendu, c’était mon carter de chaine en inox qui s’était dessoudé et qui est venu se poser sur ma chaîne. Il est réparable, mais je préfère le laisser en souvenir aux gendarmes, afin de ne pas polluer notre planète, et surtout, ne pas "m’emmerder" avec ce truc plein de graisse.

Ah ! Si l’année passée, l’appareil photo de ma femme avait pu se poser délicatement sur le rebord de ma selle au lieu de s’exploser sur l’A1. Hé bien, moi, j’aurais eu moins de problèmes en rentrant, et vous, des photos pour illustrer ce récit.

Comme depuis deux ans, nous réservons une place assise, c’est cher, mais on ne doit pas se lever à l’aube pour être dans les tribunes.

3 faits marquants :

                        En 125, nous avons entendu la Marseillaise. Je rappelle, pour les ignares, que c’est un français qui a gagné. Le dernier français a avoir gagné en moto au Grand Prix de France, c’était en 1982.

                        En 250, une chute en bout de ligne droite, le pilote, en aspi, double de trop près et embarque le pilote de l’autre moto. Cette dernière continue, seule, sa route pendant que le pilote glisse sur le macadam, pendant plusieurs centaines de mètres, sa combinaison fumait, mais pas de "bobos" sauf pour sa moto qui a fini sa course …dans le muret

                        En 800, le retour de Rossi. Magistral !!!

Après la course, le retour, pour raison personnel, je dois rentrer directement dans le Nord. Je ne repasse pas chez Dominique. Mais, nous avions laissé nos casques dans la voiture afin d’éviter le vol mais le "proprio" n’est pas revenu tout de suite.  Résultat : 45 min d’attente, mais bon, c’est de notre faute, il fallait rester autonome.

Casque sur la tête, je prends la route. C'est le "bordel" pour sortir du Mans, grâce aux routes barrés, par nos chers policiers, qui sont censaient fluidifier le trafic. Mais, bon, on ne peut pas être compétent partout, déjà qu’ils verbalisent bien…

Sur l’autoroute je vois un groupe de motos immatriculées dans le 77. Tiens ! Je vais les suivre. Et hop ! Rebelote ! Je me fais jeter ! Et pourtant, là, je suis sale, j’ai bu, je pue, et même la moto est dégueulasse : les cons de l’aller ont profité du Mans pour se reproduire.

 

Gsxrment vôtre, Laurent