Balade  d’Automne par la STMW, le 2 Octobre 2016

 

Dimanche matin, neuf heures trente, les participants à notre treizième Balade d’Automne, se mettent en route. Plusieurs autres motards, domiciliés sur l’itinéraire, se joindront à nous, sur la route. Après la pluie, très tôt en matinée, nous aurons la chance de parcourir les petites routes, par temps sec. Nous sommes arrivés vers 11 heures, sur la Place d’Arras, site choisie pour cette nouvelle édition de notre randonnée.

C’est par groupe de six personnes, que l’ascenseur et les 43 marches suivantes nous ont menés en haut du superbe beffroi. La vue, bien qu’un peu nuageuse, nous a permis de voir à de nombreux kilomètres à la ronde. Nous avons pu admirer la belle architecture environnante.

Après ce petit effort physique, nous avons traversé la Place pour aller déjeuner. Ce sont des spécialités du Nord-Pas de Calais que les motards ont apprécié (mousse au Maroilles, Carbonnades, tarte aux pommes servie chaude)

Après ce repas, nous sommes partis pour la seconde visite. C’est à la Carrière Wellington que nous avions rendez vous avec nos guides. Ce haut-lieu de l’histoire arrageoise nous rappelait les effroyables combats de la région. Les travaux souterrains effectués par les tunneliers néo-zélandais ont permis l’hébergement de plus de 24 000 hommes en vue de l’attaque du 9 avril 1917. C’est à partir d’octobre 1916 que les « kiwis » creusent, a la pioche, jusqu’à 82 mètres de galeries par jour. En moins de six mois, ce sont 20 kilomètres de réseaux qui relient les différentes carrières d’Arras. L’électrification du site est réalisée en six semaines, afin d’amener la lumière électrique qui éclairait faiblement. Les Britanniques installeront également une voie ferrée pour wagonnets. Durant ces longs moments de travails et d’attente avant l’assaut, les soldats laisseront des témoignages sur les parois (portraits, dessins, prières, …). Dans ce dédale de grottes, les soldats essaieront de se restaurer, de dormir, malgré une température glaciale et humide. Ils resteront huit jours, vingt mètres, sous terre. Enfin, le 9 avril 1917, à 5h30 du matin, sous la neige, les troupes s’élancent à l’assaut des lignes allemandes.  Les Britanniques auront gagné 12 km au prix de pertes innombrables. On parle de 4000 hommes par jour, pour cette bataille.

A l’issue de cette visite, les motards ont repris les petites routes pour rejoindre leur domicile. Mais cette fois, c’était sous la pluie pour de nombreux kilomètres. Le soleil nous attendait enfin à Wattrelos.

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